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 Contextuellement parlant ; shall you know the history.

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Aurora E. Sully
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MessageSujet: Contextuellement parlant ; shall you know the history.   Sam 26 Sep - 18:30

Contextuellement parlant


    Le soleil se lève, il y a peu de nuages à l'horizon, le ciel qui était teinté de rose il y a quelques minutes commence à prendre des tons bleus azurés, le même bleu que celui de l'eau qui s'étend à perte de vue. Mais qu'y a-t-il là-bas ? Cette masse sombre qui gâche le paysage, qu'est-ce ? Un bateau, oui, un bateau qui s’est échoué sur une plage, marquant la fin d'un empire azuré. A son bord ? Des enfants, enfin des adolescents, devrais-je dire pour ne pas les froisser.
    Tous étaient plus ou moins volontaires, mais c'était avant de savoir ce qui les attendait. En montant à bord, ils n’auraient jamais imaginé ce qui allait leur arriver. Une mission à haut risque, celle de survivre dans un endroit qui leur était inconnu. Ils devaient forcément être motivés pour venir, sinon c'était qu'un parent les y avait entraînés de force. S'ils ne sont pas motivés et qu'ils ne donnent pas le meilleur d'eux-même, ils n'ont aucune chance de survivre.
    Le voyage a duré longtemps, des amitiés se sont créées entre les jeunes qui ne se connaissaient absolument pas, mais il y eu aussi des différends. Si les quelques adultes faisaient de leur mieux pour calmer l’ambiance et faire en sorte que tous les jeunes arrivent entiers et en bonne santé, ils ne purent empêcher la mort de certains d’entre eux. Ce sont donc des rescapés, les plus forts, qui se trouvaient encore dans le bateau au moment où je vous parle.
    Les survivants ont débarqué. Ils doivent quitter la plage et s’enfoncer dans les terres, afin de trouver un endroit où établir le campement.
    De nombreuses épreuves les guetteront tout au long de leur chemin, de nombreuses missions les attendront par la suite, ainsi que l’apprentissage d’un des arts les plus difficiles, celui de survivre.



Extrait du journal d'un cobaye

Premier jour,
Voilà, je suis sur le fameux bateau. Je n’avais aucune envie d’y aller, mais disons que mon père me trouvait trop…fainéant. Du coup Maman s’est rangée de son côté, m’étonne même pas d’elle. Si seulement en allant chercher le courrier je me serais douté de ce qui allait m'attendre...J'aurais jeté la lettre à l'expéditeur inconnu ! Mais le plus troublant c'est que j'ai commencé les cours cette année et que deux semaines après je suis obligé de partir...C'est étrange d'avoir choisis juste après la rentrée de Septembre ! Bon je savais que 2030 serait une année étrange... Bref ! Me voilà donc sur le quai 2, indiqué dans la lettre. J’ai vu plein de jeunes... Je n’aurais jamais cru qu’on aurait été aussi nombreux à recevoir cette lettre qui allait nous « changer ». En montant sur le bateau, je me rendis compte qu’il était vraiment grand, apparemment ce fameux O’Nyme savait qu’on serait nombreux à répondre à l’appel. Je remarquai qu’ils nous alignaient, je ne sais pas quels étaient leurs critères, mais je me retrouvai à côté d’une fille, elle était particulièrement jolie, il faut bien dire ce qui est. J’appris qu’elle s’appelait Julia, très joli prénom pour une belle blonde, que pouvait-elle bien faire là ? Elle aurait dû rester chez elle, mais peut-être qu’elle n’avait pas eu le choix, comme moi.
Tout se déroulait bien, nous fîmes la connaissance de deux adultes, apparemment ils auraient notre charge, un homme et une femme, impossible de retrouver leur nom.
Le bateau se mit en route, certains d’entre nous dirent au revoir aux parents qui étaient restés jusque là, beaucoup pleurèrent, certains ne regardèrent même pas ceux qui leurs faisaient des signes.
Nous nous rendîmes aux cabines, une pour 4. Je fis la rencontre de différents garçons, mais ils étaient tellement antipathiques, que je décidai de ne pas essayer de faire ami-ami, ça ne servait à rien de forcer le destin. Plus tard le soir, je retrouvai Julia sur le pont, on discuta un peu.

Deuxième jour,
Passé une bonne nuit, malgré le voisin qui vomissait, il n’avait pas le pied marin le pauvre. Je me suis vite rendu compte que ce n’était pas le seul. Je les plains, et j’espère pour eux qu’on arrivera vite. Rien à signaler aujourd’hui à part qu’il me semble que je me suis vraiment attaché à Julia.

Troisième jour,
La routine comme hier, le temps semble très long quand on n'a pas grand-chose à faire. Apparemment il y a des jeunes de toutes nationalités. Les repas sont infectes, mais il faut bien manger, on n'a pas le choix.

Huitième jour,
Pas écrit avant, sert à rien, se passe rien de bien. Aujourd’hui il y a eu une bagarre, je ne sais pas à propos de quoi, un des adultes est intervenu avant que ça dégénère. Heureusement, j’en avais vu un des deux prendre un couteau, va savoir ce qui se serait passé.

Treizième jour,
Il y a eu un mort. Le garçon qui avait provoqué l’autre. Ils se sont rebattus, mais les adultes sont arrivés trop tard. L’un est mort, l’autre est dans les cales du bateau. Ils ont décidé de jeter son corps à l’eau. En même temps, on n’aurait pas pu le garder, il y aurait eu une odeur trop désagréable. J’ai remarqué que c’était un de mes compagnons de cabine qui était mort. Le connaissais pas assez bien pour le pleurer, mais on est tous ébranlés.

Dix-huitième jour,
Julia a eu un pépin ! Je vais les tuer ! On discutait tranquillement sur le pont et un groupe s’est ramené, ils m’ont poussé pour que je dégage, un couteau est sorti quand j’ai tenté de résister. Elle s’est faite violer. Personne n'était présent, il faisait noir, elle pleurait, je n’ai pas pu l’aider, je vais les tuer, je jure que je les tuerai.

Vingtième jour,
J’en ai poussé un par-dessus la barrière, le bateau ne s’est pas arrêté pour le remonter, l’autre est accidentellement tombé d’un escalier, m’en reste qu’un, si je retrouve qui c’est, je lui fais sa fête. Julia ne s’en est pas remise, normal en même temps. Je me suis vraiment rendu compte que je l’aimais.

Vingt-neuvième jour,
Julia est morte, elle m'a laissé une lettre, ce n’était pas la première fois, ni la dernière d'après elle. Elle disait qu’elle m’aimait bien, mais qu’elle se sentait mal dans sa peau, qu’elle ne pouvait plus tenir, elle s’excusait. Elle a sauté à l’eau. Il y a eu de nombreuses bagarres, plein de morts, j’en ai marre, envie de rentrer, ou d’arriver, que tout s’arrête, on se croirait dans une arène...

Trente et unième jour,
On voit la terre, enfin ! On va arriver, ça fait du bien ! Beaucoup sont morts, mais il en reste encore énormément ! Les deux adultes en avaient aussi marre, je ne sais toujours pas leur nom après un mois en mer. Plus envie de tenir ce journal, vais le mettre tout au fond du sac. A jamais !


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Aurora Espérita
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